Les Diplômes de l’Enseignement Supérieur
- Le système universitaire chinois
- Système assez élitiste, avec des places de moins en moins nombreuses au fur et à mesure de la progression dans les cursus : seuls les meilleurs peuvent continuer à étudier.
- Pour un étudiant chinois, le choix du type d’établissement repose uniquement sur le « Gaokao », test administré à la fin de l’enseignement secondaire. La réussite autorise l’accès à des études longues de 4 ans ou plus. En cas d’échec, il y a soit orientation vers des formations professionnelles courtes de 2 à 3 ans ou dans le pire des cas, exclusion du système universitaire chinois.
- Les étudiants étrangers ne sont pas concernés par ce test et sont recrutés uniquement sur dossier. En revanche, la maîtrise d’un niveau minimum en mandarin est obligatoire pour pouvoir accéder à un cursus dans cette langue. Pour ceux ne la maîtrisant pas, il est toutefois possible de postuler dans des cursus en anglais à condition de prouver son niveau.
- Les Diplômes et autres certifications
- Le premier cycle est découpé en plusieurs diplômes n’aboutissant pas aux mêmes débouchés :
- Le « Dazhuan » : de niveau bac +2 ou bac +3, est une formation courte de type professionnelle qui a pour but l’insertion sur le marché de l’emploi. Elle ne permet pas de poursuivre des études dans le système universitaire chinois. Elle est dispensée dans des établissements de types « Zhuanke » qui représentent 58% des établissements d’études supérieurs en Chine.
- Le « Benke » : de niveau bac +4, est l’équivalent de notre Licence européenne ou du Bachelor anglais. 37% des établissements du pays sont habilités à dispenser cette formation. Son obtention permet de passer des concours permettant la poursuite d’études.
- Le second cycle correspond à un seul diplôme. Il est accessible sur concours uniquement après un « Benke » ou ses équivalents internationaux. Les places sont limitées :
- Le « Shuoshi » (bac +7) : 2 à 3 ans d’études après le Benke. Est parfois présenté comme l’équivalent d’un Master.
- Le troisième cycle : il correspond au cycle de l’élite et les places sont également limitées.
- Le « Boshi » (bac +10) : 3 ans d’études après le Shuoshi. Il pourrait correspondre à nos Doctorats d’Université. Pour les étudiants étrangers, il faudra attester d’un excellent niveau scolaire, mais aussi en anglais et en chinois et posséder au moins un master avec mention, voir un doctorat.
- Le premier cycle est découpé en plusieurs diplômes n’aboutissant pas aux mêmes débouchés :
Le Format des Etudes de Pharmacie
- Intitulé du Diplôme
- Programme en 6 ans de Licence et de Master en Sciences Pharmaceutiques (Pharmaceutical Sciences six-year undergraduate-master degree program) : Beijing University School of Pharmaceutical Sciences ;
- Bachelor (licence) en pharmacie.
- Durée des Etudes : Difficile à affirmer avec certitude, de 4 à 7 ans
- Format Général
- Malgré des efforts patents de vulgarisation du système universitaire chinois à travers l’internet, les subtilités du cursus pharmaceutique local sont encore difficiles à appréhender pour des francophones habitués au système harmonisé LMD. Quelques éléments-indices semblent néanmoins se dégager comme base de discussion ;
- Tout d’abord, la Licence ou Bachelor en pharmacie semble être le point de départ certain des études de pharmacie en Chine ;
- Toutefois, c’est sur la durée de cette licence que subsiste une certaine confusion : il est difficile de saisir s’il s’agit systématiquement de 4 années ou de davantage ;
- Il est également difficile de comprendre si cette licence est dans le contexte chinois, suffisante pour exercer ou s’il faut nécessairement y adjoindre un Master ;
- Il paraît en revanche assez clair que les Masters constituent des voies de spécialisations, pouvant être complétées ou non par des équivalents de Doctorats d’Universités ;
- Au final, à l’issue du ou des diplômes obtenus, l’exercice de la profession pharmaceutique en Chine nécessite de justifier d’une expérience professionnelle et de réussir l’Examen National d’Aptitude Pharmaceutique (国家执业药师资格考试 – Guójiā zhíyè yàoshī zīgé kǎoshì). Il s’agit d’un test obligatoire géré par l’Administration Nationale des Produits Médicaux (NMPA) et qui évalue les connaissances et compétences des candidats dans divers domaines de la pharmacie, incluant la chimie, la pharmacologie, la toxicologie, la pharmacie galénique et la réglementation pharmaceutique.
La Vitrine de la Profession
- Vu du grand public
- En Chine, on trouve principalement deux types de pharmacies : les Pharmacies Traditionnelles Chinoises (TCM) et les Pharmacies modernes.
- Les Pharmacies traditionnelles chinoises (TCM) proposent des médicaments à base de plantes, de minéraux et de produits d’origine animale, selon les principes de la médecine traditionnelle chinoise. Elles peuvent également offrir des consultations avec des praticiens de TCM pour des diagnostics et des prescriptions.
- Les Pharmacies modernes quant à elles, dispensent des produits pharmaceutiques issus de la médecine moderne soit sur ordonnance ou alors en vente libre en offrant des conseils pharmaceutiques. Elles sont souvent intégrées aux hôpitaux ou fonctionnent comme des établissements indépendants.
- Autres considérations :
- Certaines pharmacies peuvent être ouvertes 24h/24, particulièrement dans les grandes villes ;
- Les prix des médicaments peuvent varier d’une pharmacie à l’autre. D’ailleurs, l’accès aux médicaments et aux soins de santé peut être différent pour les résidents urbains et ruraux ;
- Il existe des chaînes de pharmacies qui combinent la vente de médicaments TCM et de médicaments modernes.
- En résumé, la Chine offre un système de santé diversifié avec la présence de deux types de pharmacies qui coexistent.
Le Point de vue de l’ONPC
- Niveau de confiance : Avis réservé, le cursus est méconnu et soulève de nombreux doutes.
- Représentativité dans la profession : Moyenne, plusieurs confrères y ont étudié.
- Point d’attention
- En dépit d’un grand effort d’ouverture au monde, les spécificités du système d’enseignement supérieur chinois demeurent par trop complexes et opaques pour des intellects façonnés dans le moule des systèmes universitaires européens.
- Les différences de cursus rendent les comparaisons ardues, entraînant des incertitudes voire des refus de reconnaissance d’équivalences de diplômes.
- Ces considérations doivent donc être connues et bien soupesées par toute personne postulant à un cursus pharmaceutique en Chine et désireuse ensuite de faire reconnaître son diplôme par les instances de la profession au Congo.